March Moto Madness, édition 2018

March Moto Madness, édition 2018

Tu as du t'en rendre compte, mais depuis quelques mois, le blog était en stand by. Je te l'avoue, je n'avais rien à te raconter de palpitant pour cette fin d'année. Et puis, tel un bourgeon qui s'ouvre délicatement, en ce début de printemps, il y a un évènement que j'attends de pied ferme. Le genre de week-end qui signe, bel et bien, le début de la saison. Tu sais qu'à partir de maintenant, tu vas pouvoir quitter tes quatre couches de vêtements, faire d'autres trajets à moto que le traditionnel boulot-maison. Bref, un petit parfum de liberté qui remet du baume au cœur pour tout motard qui se respecte.

Le week-end dernier a donc eu lieu le March Moto Madness, troisième édition, organisée par Cocorico Rando à Dreux (seulement quelques dizaines de bornes de Paris). Je m'y suis déjà rendu l'année dernière avec ma Tiger XCA et c'est là que j'ai fait mes premiers tours de roue dans la boue. Un domaine jusqu'alors complètement inconnu pour moi. J'ai désormais accumulé un peu d'expérience en off-road (notamment grâce au Paris-Dunkerque), mais en toute modestie, je me place encore largement au niveau "débutant". 

Voilà des semaines, qu'avec les copains, on piaffe d'impatience pour cette première sortie moto. Pour ma part, l'impatience est encore plus grande car j'ai reçu, deux jours avant, ma nouvelle Triumph Tiger 800 XCA 2018. Après 2 ans et 25 000 km avec mon ancienne Triumph, j'ai donc re-signé avec la marque d'Hinckley. Et quoi de mieux que de faire le rodage de ma Tiger dans son élément naturel : la boue ?

Mes compagnons d'aventure pour ce week end off road.

Mes compagnons d'aventure pour ce week end off road.

Pour cette nouvelle édition, mon âge grandissant ou mon instinct d'aventurier s'évaporant (quoique ?), j'ai choisi l'option dortoir à celle de la yourte (comme l'année dernière). Exit aussi l'idée de la tente en plein mois de mars. Faut-il te rappeler que j'ai la selle chauffante sur ma Triumph ? 

Après le traditionnel briefing du matin rapide et concis (tant mieux, on a hâte de mettre les gas), nous partons avec les copains pour nous échauffer sur le parcours des Lucioles, sorte de plateau lent version "off road". Le petit inconvénient d'avoir une moto neuve, c'est le rodage. Il faut donc y aller tranquille sur la poignée de droite. J'ai toujours un œil sur le compteur. En plus d'être très lisible, l'écran TFT est inclinable pour permettre une position optimale une fois debout sur les cale-pieds. 

8h30. L'heure du briefing. Clair, simple et rapide.

8h30. L'heure du briefing. Clair, simple et rapide.

Le grand David Frétigné, que l'on ne présente plus, est présent sur cette édition. Il dispense ses conseils avisés sur ce premier atelier. Pas le temps de niaiser, passons au parcours plus sérieux : les Trolls puis les Elfes. Au menu, des passages entre les arbres, des bosses, des sauts, des dérapages et bien sûr de la sueur. J'avais oublié que c'était technique à ce point. Difficulté supplémentaire quand l'ami Vincent (alias Le Motarologue) décide d'aller se mettre dans le bourbier. "Tu viens ?" me dit-il. J'ai pensé qu'il déconnait et ai donc naturellement bifurqué sur la gauche. Pas lui. Voilà notre thérapeute préféré sur son Djebel planté (mais fier !) dans un mètre de flotte. Heureusement, les copains sont là. Une corde, des bras et voilà le bon Vincent sortie du merdier. La Suz' repartira une heure après grâce à l'intervention divine de Nico, le mécano de la troupe.

C'est que nous avons là une fine équipe : 7 lascars qui ont plus ou moins tous déjà roulé ensemble sur le Paris-Dunkerque par exemple. Il y a de la bonne humeur et de l'entraide, c'est aussi ça le MMM !

Pour ma part, je prends plus confiance en ma moto et j'enchaîne quelques acrobaties aérodynamiques sur les bosses. L'après-midi sera dédié à une rando de 70 km sur les traditionnels chemins de tracteur. C'est là que je baptise ma moto avec une première chute dans des bonnes grosses flaques de boue. Rien de grave, la moto est bien protégée et cela fait partie des risques. Il va vraiment falloir que je comprenne qu'en cas de difficulté, il ne faut pas couper les gas.

Le guet ? Une formalité pour ma Tiger... Photo : Alexis Blondel

Le guet ? Une formalité pour ma Tiger... Photo : Alexis Blondel


Le week-end passe à la vitesse de l'éclair. Ca fait du bien de ne penser qu'à ce qui se passe ici et maintenant, sous peine de se mettre en travers. C'est la déconnexion du cerveau assurée !

Cette édition 2018 est une vraie bonne surprise. Les attractions ont évolué, proposant désormais des moments de déconne pure avec par exemple les PitBike (petite moto à piloter dans un parcours très rapide), ou encore la poursuite ou la course de lenteur. L'organisation est toujours optimale et l'ambiance, avec les 130 pilotes inscrits, est géniale. Il règne, en cette fin de week-end un air de nostalgie. Il faut déjà faire le packtage et rentrer, prendre l'autoroute, le bitume... Tu m'as compris quoi. Il faudra attendre l'année prochaine, à moins que je ne sois de nouveau présent sur une rando Cocorico en juin ? Allé, vendu ! On se voit à la Vercingétorix ?

Un grand merci à Yann, Alex et tout le staff de Cocorico Rando pour l'invitation. Bravo, une fois de plus pour l'organisation aux petits oignons.
Un merci aussi à Triumph GB Motors pour m'avoir préparé dans les temps la moto, c'était pas gagné.
Un coucou à la Fine Equipe : Alex de Braap, Vincent (Le Motarologue), Julien de Mono Evasion, Nico et Fredo (à la Vercingétorix, dans la boue, tu iras) et Ambroise (merci de m'avoir aidé à relever la moto dans la boue, c'était pas facile).  

On se retrouve l'année prochaine !

Essai de la Nine T au Motors and Soul 2017

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