LA ROUTE DES GRANDES ALPES – Ep. 01 – La transition

LA ROUTE DES GRANDES ALPES – Ep. 01 – La transition

Tenir un blog, c'est du temps. Cela peut paraître évident ce que je te dis là, mais si tu veux faire les choses correctement, et bien ce temps, il faut le prendre. Quand tu as la tête dans le guidon (c'est le cas de le dire), les projets de rentrée, le boulot, les enfants, etc... Et bien, tu procrastines à fond. C'est d'ailleurs l'un de mes vilains défauts, la procrastination. Plus tu attends avant d'écrire ton article, plus tes souvenirs se dissipent. Heureusement que j'avais pris quelques notes pour te raconter ce nouveau périple à moto et dont je rêvais depuis bien longtemps. Six jours sur la route des Grandes Alpes, toujours avec mon fidèle Tiger XCA et ma passagère préférée. Avoues que pour démarrer les vacances, y'a pire, non ?

En ce soir de fin juillet, cela m'a plutôt étonné. J'avais beau avoir chargé la moto avec ses valises Triumph toutes neuves, rayer un à un chaque élément de ma liste, je ne réalisais pas. Nous partions le lendemain matin vers la Haute Savoie, et j'avais du mal à le croire. Pour des raisons de logistique, le départ se ferait de Gambais (78). J'avais donc une petite heure de route pour rejoindre mon point de départ. Au cours de ce trajet, l'air de rien, je n'y étais pas du tout. La tête dans mes pensées : avais-je bien bouclé le dossier avec ce client ? N'ai-je pas oublié quelque chose sur ma liste ? Encore et toujours ces bouchons sur l'A86... Bref, le contraste allait être saisissant avec les prochains jours, et je n'étais pas mécontent de m'octroyer une parenthèse de quelques jours dans cette région que j'affectionne tant. Au fur et à mesure que l'horizon se dégageait, que les champs à perte de vue s'annonçaient, mon esprit, lui, se libérait peu à peu de ces pensées parasites... Je décompressais. J'étais, en arrivant à destination dans les Yvelines, sûr que ce voyage allait être magique à tous points de vue. Et je n'allais pas être déçu.

Pas besoin de réveil ce matin-là. Je suis debout avant que mon alarme ne retentisse. L'excitation et l'impatience, peut-être ? Toujours est-il qu'il est 7h30 et qu'après un petit déj' vite avalé, nous voilà fins prêts pour tailler la route. Même la pluie qui se met à tomber n'entrave pas notre bonne humeur. C'est parti pour 600 km d'autoroute jusqu'à Thonon-Les- Bains !

Départ sous la pluie, un régal ! 

Départ sous la pluie, un régal ! 

Comme nous partons un mercredi, nous sommes pris dans ce flot continu de personnes qui partent, elles, travailler. Alors que nous, nous prenons la direction des grands cols, des virages en veux-tu en voilà, des odeurs d'herbe fraichement coupée, de sapins et des cris de marmotte. Mais pour l'heure, à 7h46 nous sommes en interfile, klaxonnés dans les bouchons sur l'A12, le nez dans les gaz d'échappement, et... il pleut. Dans mon casque, je rumine : "Qu'est ce j'ai hâte de me tirer d'ici !"

La route se fera sans encombre, et encore une fois, la Tiger se révèle être une formidable routière même si je peux lui reprocher le confort relatif de la selle, qui sur la version XCa, est censée être justement une selle "confort". Sept heure de route plus tard, le soleil et la chaleur sont enfin là ! Nous sommes arrivés à Thonon-Les-Bains vers 16h00 et avons réservé ce soir une belle chambre dans un gîte à Vailly, 30 km au sud. Cela tombe bien, il nous reste donc le temps d'espérer un petit plouf dans le lac Léman histoire de se rafraîchir vite fait, bien fait. Sauf qu'à moto, c'est pas si simple. Logistiquement parlant, tu ne peux pas te permettre de laisser ton matos (tente, sac) accroché à la moto pendant que tu vas te baigner. Après plusieurs essais de trouver un endroit qui nous permettrait de garder un oeil sur la moto, il faut se rendre à l'évidence : il est trop compliqué, chargé comme nous somme, de laisser la moto et nos bagages en ville sans surveillance. Nous décidons alors de filer directement dans les montagnes pour profiter du gîte et surtout de la fraîcheur. Parce qu'avec nos vestes, gilets airbag et pantalons de moto, crois moi, on a chaud ! 

Une demie heure plus tard, nous arrivons donc à l'Auberge du Moulin de l'Eré, un restaurant-gîte très typique dans un cadre magnifique. L'accueil est très agréable, nous prenons possession des lieux et surtout de la douche ! Il est déjà l'heure de l'apéro, c'est le moment d'en profiter pour se délasser de la journée de route. Nous nous offrons ensuite un repas gastronomique absolument délicieux et c'est sans demander notre reste que nous irons nous coucher. Dès le lendemain, nous attaquerons les choses sérieuses avec les vraies routes de montagne et un confort beaucoup plus modeste puisque nous avons décidé faire du bivouac sauvage, mais les choses ne vont pas se dérouler tout à fait comme prévues...  

Le moulin de l'Eré est une super adresse pour démarrer la Routes des Grandes Alpes !

LA ROUTE DES GRANDES ALPES – EP. 02 – ENTRE LES MONTAGNES

LA ROUTE DES GRANDES ALPES – EP. 02 – ENTRE LES MONTAGNES

Erreur de casting : la Yamaha MT09

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